Elle siège fièrement depuis 2006 au 1, rue Jean-Jaurès, là où le sculpteur Jean Vindras réalise, dans son atelier, ses plus belles créations, dont fait partie sa « Tour de Babel ». La plus imposante de ses créations sans aucun doute avec ses plus de 9 mètres de hauteur. Ce beau monstre en fer sculpté a été le centre, pendant tout le week-end, d’une création musicale, poétique et théâtrale, née d’un projet entre Jean Vindras et l’ensemble Ptyx, dirigé par Jean-Baptiste Apéré, Babel 21.

Un projet, sorte de clin d’œil aux premiers pas de l’homme sur la Lune il y a 50 ans. Si les artistes se sont appropriés les différents lieux de l’atelier pour y présenter superbement leurs performances contemporaines, c’est bien dans et autour de la tour


La Nouvelle République du Centre Ouest, 26 juillet 2019

que le projet a pris une dimension phénoménale. Notamment samedi soir, sur le coup de 22 h, à travers une apothéose musicale et théâtrale tout en lumière faisant briller, tel un feu artifice, la « capsule » terrestre, espèce d’Apollo 11 locale.Les musiciens ont même investi son intérieur pour interpréter de belles pièces contemporaines. Au même moment où Émilie Tillier, la chanteuse, au sommet de son art, perchait au dernier étage et, bafouant son vertige habituel, distillait ses belles paroles.

De belles paroles que Richard Graille, le récitant, lui aussi juché dans « Babel », a « lancé » joliment aux oreilles d’un public conquis. Au final, cette « Tour de Babel » aura été, avec les autres pièces de Jean Vindras, source de création d’un art novateur décapant et ce, grâce à dix illuminés géniaux et un sculpteur pas moins génial qui ont su « apprivoiser la bête ».

Ptyx est un clin d’œil à Stéphane Mallarmé qui, dans un de ses sonnets, n’arrivant pas à trouver le mot juste pour la rime, inventa Ptyx.

 


La Nouvelle République du Centre Ouest, 21 juillet 2019

Dès lundi 8 juillet et pour toute la semaine, les jeunes musiciens auront désormais leur propre stage, sur le modèle des académies proposées aux adultes et musiciens confirmés. Ainsi, dans les locaux de l’école de musique de La Confluence, ils pourront s’initier et pratiquer toute la diversité des musiques d’aujourd’hui. L’improvisation, la composition et le jeu seront au cœur de cette découverte, dont le temps fort sera la rencontre privilégiée avec Sylvain Kassap. En effet, ce clarinettiste de renommée internationale, pilier de la scène jazz et des musiques improvisées, mais également compositeur prolifique et inclassable, viendra partager son parcours et son approche musicale avec les académiciens.
Les jeunes seront encadrés par des musiciens et pédagogues de l’ensemble Ptyx, qui est spécialisé dans l’interprétation des musiques contemporaines et de création. L’école de musique de La Confluence étant le partenaire de cette première édition, elle permettra aux p’tits Ptyx de travailler dans le cadre agréable et protégé du parc de Beauverger (…).


La Nouvelle République du Centre Ouest, 6 juillet 2019

Rencontre avec Jean-Baptiste Apéré et Antoine Moulin, venus respectivement en tant que directeur musical et clarinettiste, pour évoquer les actualités de l’ensemble Ptyx avec le Livre du Désir, pièce de théâtre musical de Philip Glass, et les prochaines représentations pour « Le Cercle des Musiques disparues » autour des Tierkreis de Stockhausen sur les signes du zodiaque.

Interview réalisée par Guillaume Colombat le 25 février 2019

à écouter sur le site de Citéradio

 

Portrait « corpopétrussien » de l’ensemble à lire en intégralité ici

Clarté informations n°381, janvier 2019, p. 32

Vendredi la salle de L’Escale était comble pour le spectacle « The book of longing » (Le Livre du désir) donné pour la première fois en France. Cette suite de poèmes écrits par Léonard Cohen a été mise en musique par le compositeur américain Philippe Glass. Ces mélodies-chansons interprétées par un quatuor vocal, dix musiciens et un récitant firent alterner les sujets sombres de la passion et de l’existence, et les réjouissances de la vie terrestre. Musiques pop, textes parfois provocateurs, on retiendra de ce spectacle les contrastes des ambiances musicales et scéniques. Rythmés par la voix souveraine de Richard Graille, récitant, les musiciens et chanteurs de l’ensemble Ptyx ont transmis avec passion et qualité l’intégralité de (…).
Pour ce spectacle proposé par le service culturel, on suivra désormais, le travail des élèves de l’école de musique, dont le programme cette année est la musique minimaliste. Ils préparent déjà leur soirée Cabaret qui aura lieu le 31 mars, associés aux classes de musique et d’anglais des collèges.

La Nouvelle République, 16/11/2018

TMV n°312 (Semaine du 7 au 13 novembre 2018) au sujet de la première du Book of Longing

Ce Mardi 6 Novembre, nous recevions une partie de l’ensemble PTYX, venu nous parler de leur dernière création « Le livre du désir – The book of longing », une pièce de théâtre musical de Philip Glass basée sur des poèmes et des dessins de Léonard Cohen.

Le spectacle sera présenté à l’Escale de Saint Cyr le vendredi 9 Novembre, mais en attendant vous pouvez réécouter l’interview juste ici :

Rencontre avec Emilie Tillier, soprano, et Mathieu Nantois, baryton, à l’occasion de la présentation du « Livre du Désir » donnée le vendredi 9 novembre à 20H30 à l’Escale de Saint-Cyr-sur-Loire.
Tous les deux évoquent le programme du Livre du Désir et les futurs projets de l’ensemble Ptyx.

Interview réalisée par Guillaume Colombat

Ptyx, on dirait un nom de papillon… Eh bien non ! C’est un mot inconnu, sauf de Mallarmé ! Cela donne déjà une idée de l’esprit de Ptyx. Un ensemble qui commence par jouer les Folk Songs de Luciano Berio ne peut pas être tout à fait mauvais. Mais il peut être très bon, ce qui est le cas.
Il enregistre volontiers des compositeurs contemporains. De très confirmés comme Steve Reich, ou justement Glass, mais aussi de « jeunes » musiciens français comme Thierry Machuel, Guillaume Druel ou Jean-Baptiste Apéré.
Pour l’heure, après cinq jours de résidence au Grand Orme, Ptyx présente en avant-première sa nouvelle création, Book of Longing. Elle réunit deux icônes absolues : Philip Glass, le pape de la musique « répétitive » mélodique, et Leonard Cohen, le merveilleux chanteur à la triste figure. Lui-même reconnaît qu’il est plutôt dépressif. Les textes, il les a écrits en 2006 alors qu’il se trouvait en retraite dans un temple zen…

Bref, c’est une magnifique rencontre que PTYX propose pour la première fois en France ! En effet, créée en 2007 à Toronto, l’œuvre n’a jamais été vue dans l’Hexagone… Hommage à la fois posthume et révérencieux à la poésie intime et universelle de Cohen. Empruntant aux codes du concert pop, de la revue de cabaret et de l’opéra, le spectacle égrène, avec dérision et poésie, la palette de nos appétits humains, avec voix de soprano, clarinette, flûte, saxo, violon, percussions, violoncelle… La musique de Glass est somptueuse…
N’allons pas oublier pour autant que derrière sa mine souvent « austère », Cohen débordait d’humour. En l’occurrence, à un journaliste qui interviewait les deux musiciens, il lâche « Oh, j’ai rencontré Philip bien avant lui ! ».


La Nouvelle République, Alain Vildart, 30/10/2018

Ce sont six des vingt-deux tableaux musicaux et vocaux composant l’œuvre de Philip Glass et de Léonard Cohen, Book of Longing, que l’ensemble Ptyx a interprété en avant-première, vendredi soir sur la scène de La Pratique, lors de sa sortie de résidence. « C’est un nouvel univers de cette pièce musicale ; elle a demandé aux deux auteurs six ans de collaboration ; nous l’avons construite en résonance avec les mots, parfois en français, parfois en anglais. »

Ainsi, les quatorze artistes, musiciens, récitant et chanteurs présents se sont emparés des notes et des sons pour produire une œuvre à part. Jean-Baptiste Apéré et l’ensemble Ptyx, avec virtuosité et brio, ont livré au public la scénographie, la déambulation, les voix, les articulations qui composeront ce spectacle de musique contemporaine, très applaudi. « Cela donne vraiment envie de se déplacer et d’assister au concert, dans son intégralité ». Des mots dans la bouche des spectateurs à l’issue de ce moment enchanteur.

Dans une fin de soirée retentissante des tintinnabulements du xylophone et des cymbales, ou se mêlant aux sons cristallins de la flûte traversière, aux douces sonorités de la contrebasse que s’est achevé l’échange public-artistes qui ponctue les sorties de résidence de la fabrique artistique La Pratique à Vatan. Cécile Loyer, créatrice du lieu, offre une nouvelle scène et de nouveaux horizons aux artistes créateurs régionaux, mais donne également l’opportunité au public en milieu rural, à une porte d’accès à la création contemporaine, sous toutes ses formes. L’ensemble Ptyx en a été un des flagrants exemples : de jeunes musiciens, un jeune chef d’orchestre et une composition actuelle inédite.


La Nouvelle République, 28/09/2018

La salle L’Envol a accueilli, dimanche, l’ensemble PTYX et le contrebassiste Mathieu Nantois dans le cadre de leur rendez-vous mensuel itinérant du « Cercle des musiques disparues ». Le musicien a présenté en solo, et pour la première fois en public, trois de ses compositions, « Herbier », en résonance avec les plantes en mouvement. Entre chacune de ses œuvres, l’ensemble PTYX a interprété, en tant que fil conducteur, le signe du zodiaque « La Vierge » composé par Karlheinz Stockhausen.

La Nouvelle République, 22/09/2018

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Dans la matinée du dimanche 8 juillet, près de 50 personnes étaient installées paisiblement sous un espace arboré des pittoresques jardins du clos Saint-Gilles. A l’initiative de l’association Vous ne rêvez pas encore, tous étaient là pour écouter une nouvelle production de l’ensemble Ptyx, le Cercle des musiques disparues, conçue comme une rencontre privilégiée avec le public. En 1re partie, le clarinettiste de ce groupe musical, Antoine Moulin, a interprété un solo de la pièce de Giacinto Scelsi « Preghiera per un’ombra » qui veut dire « Prière pour une ombre », faisant référence à une femme qui danse avec son ombre.

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Jean-Baptiste Apéré, directeur artistique de l’ensemble Ptyx, a ensuite présenté avec clarté des clés d’écoute pour ressentir, saisir le sens et mieux percevoir l’univers du compositeur Italien né en 1905 qui a créé cette œuvre en cinq heures.
S’en sont suivies des variations de Stockhausen tirées de douze mélodies des signes du zodiac interprétées par Isabelle Théo à la flûte traversière et Antoine Moulin à la clarinette, le tout délicieusement accompagné par Jean-Baptiste Apéré à la marimba. Le public, après le spectacle, a pu échanger ses impressions autour d’un verre convivial. Certains ont confié : «  C’est impressionnant dans ce petit paradis de verdure. Cet ensemble a su se mettre à notre portée pour mieux apprécier cette œuvre méconnue ».


La Nouvelle République, 14/07/2018

La Renaissance Lochoise

Dimanche après-midi, grâce à la compréhension de Langeais Clap, de Ciné off et de la ville, l’école Musica Loire présentait un paysage sonore et visuel bien particulier, aboutissement du travail réalisé à l’occasion de la semaine du son et dans deux ateliers qui ont suivi.
Ce projet, mené par Jean-Baptiste Apéré, professeur à l’école, en collaboration avec l’ensemble Ptyx dont il est l’un des musiciens, avait pour objectif de montrer aux élèves, puis au public, les possibilités qu’offre l’électronique pour la capture, le mixage et la modification des sons et ce en liaison, ou pas, avec des images.
Ils ont ainsi créé la bande sonore de films muets tournés dans les années 50 par M. Vieux le photographe langeaisien de l’époque. Soit à partir des bruits captés dans la ville, de paroles enregistrées, qu’ils ont ensuite mixés. Soit en improvisant un accompagnement musical instrumental en direct sur les images.
Un travail d’orfèvre sur du matériel d’orfèvre : la console de Cyril Solnais, le réalisateur en informatique musicale de l’ensemble Ptyx.
Vraiment l’un des « musiciens » du groupe comme l’ont prouvé les trois interventions sur chaque paysage sonore. Symbiose, dialogue, écho entre l’électronique et l’extraordinaire pureté dans les aigus de la soprano Émilie Tillier sur Lonh, du Finlandais Kaija Saariaho. Complicité des sons électroacoustiques et des maracas d’un Jean-Baptiste Apéré virevoltant sur Temazacal de Javier Alvarez et enfin immersion quadripohonique du public entre la clarinette d’Antoine Moulin, mêlée à celles d’une bande pré-enregistrée pour New York counterpoint.
Un moment hors du monde pour les – trop peu nombreux – spectateurs, enrichi par les éclairages d’Hélène Aubineau.

La Nouvelle République, 14/03/2018

Nous ne sommes plus dans la semaine du son, mais les vacances scolaires donnent à l’école Musica Loire l’occasion de la prolonger avec deux ateliers pour découvrir les apports de l’électronique. Jean-Baptiste Apéré, professeur à l’école, est aux manettes pour aborder les formidables possibilités d’un studio d’enregistrement professionnel grâce au matériel de l’ensemble Ptyx dont il est l’un des musiciens. Deux ateliers se succèdent. Le premier ne nécessite aucune connaissance musicale puisqu’il s’agira d’un travail de «preneur de sons», des bruits de la ville et d’enregistrements de voix en studio pour créer la bande son de films muets 8 mm montrant le Langeais des années 1950. Le second est réservé aux musiciens déjà aguerris par au moins trois années de pratique. Improvisations, pratique collective, apports d’enregistrements personnels divers permettront de travailler les transformations des sons grâce aux boucleurs, pédales, effets. L’objectif étant là aussi de créer une bande-son pour des images fournies par l’Agence régionale du Centre pour le livre, l’image et la culture numérique.

La Nouvelle République, 07/03/2018