Médias

Une oeuvre unique en exclusivité (La Nouvelle République, 17/10/2020)

Musiciens, chanteurs, récitant dans une mise en scène épurée pour laisser place à la musique.
Samedi soir, la salle In’Ox accueillait l’ensemble Ptyx pour ce qui est, à double titre, un véritable événement musical. En premier lieu, l’œuvre interprétée, Book of Longing, fruit de la coopération de deux icônes de la musique populaire : Leonard Cohen et Philip Glass. De plus, créée en 2007 à Toronto, elle n’avait jamais été produite en France et Ptyx a obtenu l’exclusivité de la partition.

Book of Longin, le Livre du constant désir

Rien ne laissait présager une rencontre entre Leonard Cohen, un des plus grands chanteurs poète pop-folk et Philip Glass, fer de lance de la musique minimaliste américaine mondialement connu. Mais le courant est passé pour la mise en musique de 22 des 167 textes du poète que contient Book of Longing.
Le résultat, un objet musical unique hors norme à la fois opéra, concert pop et revue de cabaret. Un récitant est le fil rouge, en français, entre les parties vocales en anglais, magnifiquement interprétées par deux chanteurs et deux chanteuses. L’osmose est parfaite avec les dix musiciens. Joie, tristesse, la palette des sentiments est traduite par les alternances de balades ou de parties très rythmées, de solos vocaux ou instrumentaux et de flamboyants ensembles.
Et si les spectateurs qui ne maîtrisaient pas l’anglais perdaient certes la poésie des textes, ils pouvaient ainsi la ressentir et concluaient : « Qu’importe, c’est beau tout simplement ».

L'adaptation par Ptyx

Cette présentation à Langeais prenait un relief particulier pour Jean-Baptiste Apéré, moteur de ce projet au sein de la formation tourangelle, puisqu’il enseigne aussi à l’école Musica Loire.
À la mort de Leonard Cohen, en 2016, il propose au groupe de monter ce théâtre musical, comme un hommage posthume, et entame un parcours d’obstacles pour obtenir l’autorisation de Philip Glass, puis la location de la partition (pour deux ans en exclusivité), qui arrivera finalement en PDF car l’originale était bloquée à la douane.
Le choix a été fait d’une mise en scène totalement dépouillée, claviers d’un côté, autres instruments de l’autre, laissant la scène centrale aux chanteurs, au récitant et aux solistes-comédiens.
Jean-Baptiste Apéré a remercié la municipalité de la mise à disposition de la salle In’Ox pour la résidence. Reste à trouver d’autres lieux. Mais à la frilosité des producteurs vis-à-vis des musiques contemporaines, s’ajoutent les contraintes sanitaires drastiques…

Avant les in:entendus


La Nouvelle République du Centre Ouest, 13 août 2020

Après les in:entendus


La Nouvelle République du Centre Ouest, 18 août 2020

Karine Bonneau & Jean-Baptiste Apéré en interview sur RFL 101 (21/07/2020)

A propos de l’atelier Accord Voix et Mouvement

Jean-Baptiste Apéré en interview sur Contact FM 72

à propos du Cercle des Musiques Disparues : ``Le basson dans tous les sens``


La Nouvelle République du Centre Ouest, 1er février 2020


La Nouvelle République du Centre Ouest, 22 janvier 2020

Interview de Marie Chazelle et Pauline Vanagt à l’occasion du 13e Cercle des Musiques Disparues.

Et article de presse signé Jean Olivieri après l’événement, dans les fins fonds de Vincent, cuisinier de campagne à Ingrandes-de-Touraine….

« Durant tout le mois de novembre, Citéradio propose « Tout en musiques », un rendez-vous hebdomadaire sur toute l’actualité musicale en Touraine avec des interviews de chanteurs, de chanteuses et de groupes ainsi que la promotion d’événements et de festivals.

Nous avons terminé l’émission avec l’Ensemble Ptyx, représenté par Jean-Baptiste Apéré (directeur musical) et Pauline Vanagt (flûtiste) pour évoquer « Le cercle des musiques disparues », un rendez-vous mensuel et itinérant, et les prochains concerts. »

Émission animée et réalisée par Guillaume Colombat

A retrouver ici

La flânerie musicale de dimanche, dans le cadre d’une initiative de quatre communes de Touraine-Est Vallées et du PACT (projet artistique et culturel de territoire), a permis d’apprécier l’ensemble de musique contemporaine Ptyx, qui est venu à la rencontre des choristes de l’AOC Musical’Est dans le superbe lieu qu’est le manoir Beauregard. Face à la Loire et à l’ombre d’une cave du domaine, l’inspiration ne pouvait qu’émerger. Ptyx sait faire dans ces cas-là avec ses « Impromptyx », qui collent au répertoire du chœur avec merveille. Quand le contemporain s’allie au classique cela donne souvent un bon accord. Le public a pu s’en rendre compte dimanche. Le chef de Ptyx, Jean-Baptiste Apéré et Emilie Tillier aux manettes du chœur de Musical’Est ont réalisé un tour de passe-passe musical de haute volée. Que ce soit en solo avec des compositions de Kassap, A Memorable Fançy ou StrawMill, superbes, ou avec le chœur pour Dindirindin du XVe siècle et des traditionnels tziganes, la sensibilité efficiente, adjointe au génie créatif, aura donné une esthétique musicale de bon aloi. Dans la lignée de la cuvée « Débauche ». »


La Nouvelle République du Centre Ouest, 28 septembre 2019


La Nouvelle République du Centre Ouest, 21 septembre 2019

Les choristes de l’AOC Musical’Est et leur chef de chœur, Émilie Tillier, ont repris, lundi soir, le chemin du centre Pivert de l’école de musique pour les premières répétitions d’un nouveau répertoire. 
En effet, dimanche 22 septembre, l’ensemble de la chorale proposera une flânerie musicale au manoir de Beauregard, rue Courtemanche, dans le cadre du parcours patrimoine itinérant que propose la communauté de communes Touraine-Est Vallées pendant les journées du patrimoine. 
L’ensemble Ptyx, dirigé par Jean-Baptiste Apère, directeur musical, s’associera à ce concert. Une vingtaine de choristes interpréteront notamment des chansons françaises, espagnoles ou encore tziganes avec quelques intermèdes instrumentaux afin de faire voyager le public autour d’un registre riche et varié. Entrée libre.

Elle siège fièrement depuis 2006 au 1, rue Jean-Jaurès, là où le sculpteur Jean Vindras réalise, dans son atelier, ses plus belles créations, dont fait partie sa « Tour de Babel ». La plus imposante de ses créations sans aucun doute avec ses plus de 9 mètres de hauteur. Ce beau monstre en fer sculpté a été le centre, pendant tout le week-end, d’une création musicale, poétique et théâtrale, née d’un projet entre Jean Vindras et l’ensemble Ptyx, dirigé par Jean-Baptiste Apéré, Babel 21.

Un projet, sorte de clin d’œil aux premiers pas de l’homme sur la Lune il y a 50 ans. Si les artistes se sont appropriés les différents lieux de l’atelier pour y présenter superbement leurs performances contemporaines, c’est bien dans et autour de la tour


La Nouvelle République du Centre Ouest, 26 juillet 2019

que le projet a pris une dimension phénoménale. Notamment samedi soir, sur le coup de 22 h, à travers une apothéose musicale et théâtrale tout en lumière faisant briller, tel un feu artifice, la « capsule » terrestre, espèce d’Apollo 11 locale.Les musiciens ont même investi son intérieur pour interpréter de belles pièces contemporaines. Au même moment où Émilie Tillier, la chanteuse, au sommet de son art, perchait au dernier étage et, bafouant son vertige habituel, distillait ses belles paroles.

De belles paroles que Richard Graille, le récitant, lui aussi juché dans « Babel », a « lancé » joliment aux oreilles d’un public conquis. Au final, cette « Tour de Babel » aura été, avec les autres pièces de Jean Vindras, source de création d’un art novateur décapant et ce, grâce à dix illuminés géniaux et un sculpteur pas moins génial qui ont su « apprivoiser la bête ».

Ptyx est un clin d’œil à Stéphane Mallarmé qui, dans un de ses sonnets, n’arrivant pas à trouver le mot juste pour la rime, inventa Ptyx.

 


La Nouvelle République du Centre Ouest, 21 juillet 2019

Dès lundi 8 juillet et pour toute la semaine, les jeunes musiciens auront désormais leur propre stage, sur le modèle des académies proposées aux adultes et musiciens confirmés. Ainsi, dans les locaux de l’école de musique de La Confluence, ils pourront s’initier et pratiquer toute la diversité des musiques d’aujourd’hui. L’improvisation, la composition et le jeu seront au cœur de cette découverte, dont le temps fort sera la rencontre privilégiée avec Sylvain Kassap. En effet, ce clarinettiste de renommée internationale, pilier de la scène jazz et des musiques improvisées, mais également compositeur prolifique et inclassable, viendra partager son parcours et son approche musicale avec les académiciens.
Les jeunes seront encadrés par des musiciens et pédagogues de l’ensemble Ptyx, qui est spécialisé dans l’interprétation des musiques contemporaines et de création. L’école de musique de La Confluence étant le partenaire de cette première édition, elle permettra aux p’tits Ptyx de travailler dans le cadre agréable et protégé du parc de Beauverger (…).

La Nouvelle République du Centre Ouest, 6 juillet 2019

Rencontre avec Jean-Baptiste Apéré et Antoine Moulin, venus respectivement en tant que directeur musical et clarinettiste, pour évoquer les actualités de l’ensemble Ptyx avec le Livre du Désir, pièce de théâtre musical de Philip Glass, et les prochaines représentations pour « Le Cercle des Musiques disparues » autour des Tierkreis de Stockhausen sur les signes du zodiaque.

Interview réalisée par Guillaume Colombat le 25 février 2019

à écouter sur le site de Citéradio

 

Portrait « corpopétrussien » de l’ensemble à lire en intégralité ici

Clarté informations n°381, janvier 2019, p. 32

Vendredi la salle de L’Escale était comble pour le spectacle « The book of longing » (Le Livre du désir) donné pour la première fois en France. Cette suite de poèmes écrits par Léonard Cohen a été mise en musique par le compositeur américain Philippe Glass. Ces mélodies-chansons interprétées par un quatuor vocal, dix musiciens et un récitant firent alterner les sujets sombres de la passion et de l’existence, et les réjouissances de la vie terrestre. Musiques pop, textes parfois provocateurs, on retiendra de ce spectacle les contrastes des ambiances musicales et scéniques. Rythmés par la voix souveraine de Richard Graille, récitant, les musiciens et chanteurs de l’ensemble Ptyx ont transmis avec passion et qualité l’intégralité de (…).
Pour ce spectacle proposé par le service culturel, on suivra désormais, le travail des élèves de l’école de musique, dont le programme cette année est la musique minimaliste. Ils préparent déjà leur soirée Cabaret qui aura lieu le 31 mars, associés aux classes de musique et d’anglais des collèges.

La Nouvelle République, 16/11/2018

TMV n°312 (Semaine du 7 au 13 novembre 2018) au sujet de la première du Book of Longing

Ce Mardi 6 Novembre, nous recevions une partie de l’ensemble PTYX, venu nous parler de leur dernière création « Le livre du désir – The book of longing », une pièce de théâtre musical de Philip Glass basée sur des poèmes et des dessins de Léonard Cohen.

Le spectacle sera présenté à l’Escale de Saint Cyr le vendredi 9 Novembre, mais en attendant vous pouvez réécouter l’interview juste ici :

Ptyx, on dirait un nom de papillon… Eh bien non ! C’est un mot inconnu, sauf de Mallarmé ! Cela donne déjà une idée de l’esprit de Ptyx. Un ensemble qui commence par jouer les Folk Songs de Luciano Berio ne peut pas être tout à fait mauvais. Mais il peut être très bon, ce qui est le cas.
Il enregistre volontiers des compositeurs contemporains. De très confirmés comme Steve Reich, ou justement Glass, mais aussi de « jeunes » musiciens français comme Thierry Machuel, Guillaume Druel ou Jean-Baptiste Apéré.
Pour l’heure, après cinq jours de résidence au Grand Orme, Ptyx présente en avant-première sa nouvelle création, Book of Longing. Elle réunit deux icônes absolues : Philip Glass, le pape de la musique « répétitive » mélodique, et Leonard Cohen, le merveilleux chanteur à la triste figure. Lui-même reconnaît qu’il est plutôt dépressif. Les textes, il les a écrits en 2006 alors qu’il se trouvait en retraite dans un temple zen…

Bref, c’est une magnifique rencontre que PTYX propose pour la première fois en France ! En effet, créée en 2007 à Toronto, l’œuvre n’a jamais été vue dans l’Hexagone… Hommage à la fois posthume et révérencieux à la poésie intime et universelle de Cohen. Empruntant aux codes du concert pop, de la revue de cabaret et de l’opéra, le spectacle égrène, avec dérision et poésie, la palette de nos appétits humains, avec voix de soprano, clarinette, flûte, saxo, violon, percussions, violoncelle… La musique de Glass est somptueuse…
N’allons pas oublier pour autant que derrière sa mine souvent « austère », Cohen débordait d’humour. En l’occurrence, à un journaliste qui interviewait les deux musiciens, il lâche « Oh, j’ai rencontré Philip bien avant lui ! ».


La Nouvelle République, Alain Vildart, 30/10/2018

Ce sont six des vingt-deux tableaux musicaux et vocaux composant l’œuvre de Philip Glass et de Léonard Cohen, Book of Longing, que l’ensemble Ptyx a interprété en avant-première, vendredi soir sur la scène de La Pratique, lors de sa sortie de résidence. « C’est un nouvel univers de cette pièce musicale ; elle a demandé aux deux auteurs six ans de collaboration ; nous l’avons construite en résonance avec les mots, parfois en français, parfois en anglais. »

Ainsi, les quatorze artistes, musiciens, récitant et chanteurs présents se sont emparés des notes et des sons pour produire une œuvre à part. Jean-Baptiste Apéré et l’ensemble Ptyx, avec virtuosité et brio, ont livré au public la scénographie, la déambulation, les voix, les articulations qui composeront ce spectacle de musique contemporaine, très applaudi. « Cela donne vraiment envie de se déplacer et d’assister au concert, dans son intégralité ». Des mots dans la bouche des spectateurs à l’issue de ce moment enchanteur.

Dans une fin de soirée retentissante des tintinnabulements du xylophone et des cymbales, ou se mêlant aux sons cristallins de la flûte traversière, aux douces sonorités de la contrebasse que s’est achevé l’échange public-artistes qui ponctue les sorties de résidence de la fabrique artistique La Pratique à Vatan. Cécile Loyer, créatrice du lieu, offre une nouvelle scène et de nouveaux horizons aux artistes créateurs régionaux, mais donne également l’opportunité au public en milieu rural, à une porte d’accès à la création contemporaine, sous toutes ses formes. L’ensemble Ptyx en a été un des flagrants exemples : de jeunes musiciens, un jeune chef d’orchestre et une composition actuelle inédite.


La Nouvelle République, 28/09/2018