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La salle L’Envol a accueilli, dimanche, l’ensemble PTYX et le contrebassiste Mathieu Nantois dans le cadre de leur rendez-vous mensuel itinérant du « Cercle des musiques disparues ». Le musicien a présenté en solo, et pour la première fois en public, trois de ses compositions, « Herbier », en résonance avec les plantes en mouvement. Entre chacune de ses œuvres, l’ensemble PTYX a interprété, en tant que fil conducteur, le signe du zodiaque « La Vierge » composé par Karlheinz Stockhausen.

La Nouvelle République, 22/09/2018

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Dans la matinée du dimanche 8 juillet, près de 50 personnes étaient installées paisiblement sous un espace arboré des pittoresques jardins du clos Saint-Gilles. A l’initiative de l’association Vous ne rêvez pas encore, tous étaient là pour écouter une nouvelle production de l’ensemble Ptyx, le Cercle des musiques disparues, conçue comme une rencontre privilégiée avec le public. En 1re partie, le clarinettiste de ce groupe musical, Antoine Moulin, a interprété un solo de la pièce de Giacinto Scelsi « Preghiera per un’ombra » qui veut dire « Prière pour une ombre », faisant référence à une femme qui danse avec son ombre.

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Jean-Baptiste Apéré, directeur artistique de l’ensemble Ptyx, a ensuite présenté avec clarté des clés d’écoute pour ressentir, saisir le sens et mieux percevoir l’univers du compositeur Italien né en 1905 qui a créé cette œuvre en cinq heures.
S’en sont suivies des variations de Stockhausen tirées de douze mélodies des signes du zodiac interprétées par Isabelle Théo à la flûte traversière et Antoine Moulin à la clarinette, le tout délicieusement accompagné par Jean-Baptiste Apéré à la marimba. Le public, après le spectacle, a pu échanger ses impressions autour d’un verre convivial. Certains ont confié : «  C’est impressionnant dans ce petit paradis de verdure. Cet ensemble a su se mettre à notre portée pour mieux apprécier cette œuvre méconnue ».


La Nouvelle République, 14/07/2018

La Renaissance Lochoise

Dimanche après-midi, grâce à la compréhension de Langeais Clap, de Ciné off et de la ville, l’école Musica Loire présentait un paysage sonore et visuel bien particulier, aboutissement du travail réalisé à l’occasion de la semaine du son et dans deux ateliers qui ont suivi.
Ce projet, mené par Jean-Baptiste Apéré, professeur à l’école, en collaboration avec l’ensemble Ptyx dont il est l’un des musiciens, avait pour objectif de montrer aux élèves, puis au public, les possibilités qu’offre l’électronique pour la capture, le mixage et la modification des sons et ce en liaison, ou pas, avec des images.
Ils ont ainsi créé la bande sonore de films muets tournés dans les années 50 par M. Vieux le photographe langeaisien de l’époque. Soit à partir des bruits captés dans la ville, de paroles enregistrées, qu’ils ont ensuite mixés. Soit en improvisant un accompagnement musical instrumental en direct sur les images.
Un travail d’orfèvre sur du matériel d’orfèvre : la console de Cyril Solnais, le réalisateur en informatique musicale de l’ensemble Ptyx.
Vraiment l’un des « musiciens » du groupe comme l’ont prouvé les trois interventions sur chaque paysage sonore. Symbiose, dialogue, écho entre l’électronique et l’extraordinaire pureté dans les aigus de la soprano Émilie Tillier sur Lonh, du Finlandais Kaija Saariaho. Complicité des sons électroacoustiques et des maracas d’un Jean-Baptiste Apéré virevoltant sur Temazacal de Javier Alvarez et enfin immersion quadripohonique du public entre la clarinette d’Antoine Moulin, mêlée à celles d’une bande pré-enregistrée pour New York counterpoint.
Un moment hors du monde pour les – trop peu nombreux – spectateurs, enrichi par les éclairages d’Hélène Aubineau.

La Nouvelle République, 14/03/2018

Nous ne sommes plus dans la semaine du son, mais les vacances scolaires donnent à l’école Musica Loire l’occasion de la prolonger avec deux ateliers pour découvrir les apports de l’électronique. Jean-Baptiste Apéré, professeur à l’école, est aux manettes pour aborder les formidables possibilités d’un studio d’enregistrement professionnel grâce au matériel de l’ensemble Ptyx dont il est l’un des musiciens. Deux ateliers se succèdent. Le premier ne nécessite aucune connaissance musicale puisqu’il s’agira d’un travail de «preneur de sons», des bruits de la ville et d’enregistrements de voix en studio pour créer la bande son de films muets 8 mm montrant le Langeais des années 1950. Le second est réservé aux musiciens déjà aguerris par au moins trois années de pratique. Improvisations, pratique collective, apports d’enregistrements personnels divers permettront de travailler les transformations des sons grâce aux boucleurs, pédales, effets. L’objectif étant là aussi de créer une bande-son pour des images fournies par l’Agence régionale du Centre pour le livre, l’image et la culture numérique.

La Nouvelle République, 07/03/2018